ESTHER VERHAEGHE

Art Concepts

RESILIENCE

Group show

15 February 2017 to 26 March 2017

Vernissage
14-02-2017
5 – 9 pm

Exhibition
15.02— 26.03-2017

Opening hours
2 – 6 pm

www.estherverhaeghe.com


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Brochure
CP

FR.
Le sujet dans l’air du temps, a été popularisé par l’éthologue, neuropsychiatre et psychanalyste Boris Cyrulnik (°1937) dans son ouvrage “Un merveilleux malheur”. L’auteur y défend l’idée que le malheur n’est pas une destinée, que rien n’est irrémédiablement inscrit, qu’il est toujours possible de s’en sortir. Cette pensée est née de son émerveillement “devant ces enfants qui ont su triompher de d’épreuves immenses et se faire une vie d’homme malgré tout (…) Un mot permet d’organiser notre manière de comprendre le mystère de ceux qui s’en sont sortis. C’est celui de résilience qui désigne la capacité à réussir, à vivre, à se développer en dépit de l’adversité” (B.C.) Le terme, du latin resilire (rebondir), désigne la capacité pour un individu de résister psychiquement aux épreuves de la vie. C’est, selon les mots de la galeriste, “la capacité de rebondir après un échec, un traumatisme, une soffrance physique ou psychique. C’est sortir de la sidération d’un trauma, le transformer et le transcender dans une énergie positive, constructive et créatrice”. Celle-ci peut prendre la forme de l’art, de la culture et de la créativité. Dialogue, échange et ouverture d’esprit sont les clés de cette transcendance qui peut s’exprimer par la musique, les arts plastiques ou appliqués, la danse, l’écriture…
Esther Verhaeghe de Naeyer rassemblera un panel d’artistes qui utilisent l’art comme moyen de résilience. Il leur permet d’exorciser le malheur, de sortir des sentiers battus et de changer de perspective pour aller de l’avant. En extériorisant leur soffrance, ils trouvent la force d’avancer, de faire la paix et d’entrer en communication et en résonnance avec les autres. Formidable espoir pour l’homme qui plutôt que de fuir le danger – omniprésent dans notre société – ou d’être réduit à l’état de victime, va développer les outils pour le combattre et “vivre avec”. Parce qu’elle propose une réponse à nos angoisses, la résilience envisagée par le biais de l’art est un créneau qui tient fort à cœur à la galeriste qui a toujours eu une prédilection pour les artistes et les œuvres qui déploient une grande sensibilité. Ce penchant fait d’ailleurs partie de l’identité de sa galerie, avec des expositions volontiers centrées sur des créateurs explorant l’émotion, la psyché, l’inconscient… et des artistes “hors catégories”, parfois outsiders ou marginaux.
Son intention est bien de montrer que “l’art en nous éveillant à l’altérité peut nous consoler dans nos paradoxes d’être vivant, souffrant et heureux, le tout en un.” En présentant quelques-unes parmi les multiples voies empruntées par des artistes de la résilience, son idée est de jeter des ponts entre les créateurs, les spectateurs et les spécialistes des sciences humaines et de tisser des liens entre les êtres et toute chose vers un amour universel.

EN.
The subject in the air of the time was popularised by the ethologist, neuropsychiatrist and psychoanalyst Boris Cyrulnik (Bordeaux, 1937) in his book “Un merveilleux malheur”, in which he defends the idea that misfortune is not destiny, that nothing is irrevocably set in stone, that it is always possible to find a way out. This line of thought stems from Cyrulnik’s wonder ‘in the presence of these children who have managed to triumph over immense diffculties and made a life for themselves against all the odds […] There is a word that helps to organise our way of understanding the mystery of those who have achieved this. That word is “resilience”, in the sense of the ability to succeed, to live and develop in spite of adversity.’ (B.C.) From the Latin resilire (to spring back), the term refers to an individual’s capacity to cope psychically with life’s trials. It is, in the words of the gallerist, ‘the ability to bounce back after a setback, a trauma, physical or mental suffering. It is to emerge from the anguish of a trauma, to transcend it and transform it into positive, constructive and creative energy.’ This may take the form of art, culture and creativity. Dialogue, exchange and open-mindedness are the keys to this transcendence, which can be expressed through music, the visual and applied arts, dance, writing …
Esther Verhaeghe de Naeyer proposes to bring together a panel of artists who use art as a medium of resilience which enables them to exorcise adversity, to get out of the rut and change perspective in order to move on. In externalising their sffering, they nd the strength to go forward, to make peace and to enter into communication and resonance with others. This a ords tremendous hope to those who, rather than ee from danger – which is omnipresent in our society – or to be reduced to the condition of victim are willing to develop the tools to fight and “live with” it. Because it provides a response to our anxieties, the resilience envisaged by means of art is something that is very close to the heart of the gallerist, who has always had a predilection for artists and works that display a high degree of sensitivity. This penchant is part of the identity of her gallery, whose exhibitions speci cally centre on creators who explore emotion, the psyche, the unconscious … and artists who are ‘beyond categories’, in some cases outsiders or marginal, fringe figures. Her aim is to show that “art, in awakening us to otherness, can comfort us in our paradoxes of being alive, suffering and happy, all in one”. By presenting some of the multiple approaches adopted by artists of resilience, her idea is to build bridges between creators, spectators and social scientists, and to forge links between beings and all things towards universal love.